Représentations, sunnanisation et sacralisation de la furūsiyya à l’époque mamelouke (XIIIe-XVIe siècle)

Research output: Contribution to JournalArticleAcademicpeer-review

Abstract

Cavaliers hors pair, les Mamelouks furent les maîtres incontestés de la furūsiyya à leur époque. Résultat de la combinaison de différentes cultures équestres et guerrières, cet art, que l’on peut qualifier de martial, fut porté à son apogée par les Mamelouks qui en firent, par sa pratique régulière, une distinction sociale comme l’a démontré A. Carayon en 2012. Le présent article tente de faire la lumière sur les enjeux de la furūsiyya. Au‑delà des défilés militaires et des compétitions de furūsiyya qui furent légion sous les Mamelouks, l’engouement pour cet art provenait‑il uniquement de la classe guerrière mamelouke ? À cette époque, l’esprit de la furūsiyya n’avait‑t‑il pas dépassé les frontières sociales ? Les raisons de sa pratique furent‑elles uniquement d’ordre militaire ? Enfin, l’exercice de cet art ne pouvait‑il pas constituer une forme de discours et apporter plus qu’un entraînement militaire et qu’une distinction sociale pour les Mamelouks ? Telles sont les interrogations auxquelles je tente ici d’apporter quelques éléments de réponse à partir de l’analyse serrée et de la confrontation de données tirées des chroniques, des sources didactiques et religieuses.
Original languageFrench
Pages (from-to)229-246
Number of pages18
JournalBulletin d'études orientales
Volume67
DOIs
Publication statusPublished - 2020

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